Femmes fontaines: leur mystère dévoilé [ +18ans ]

by 16:54 2 commentaires

Le docteur Samuel Salama nous livre en avant-première l'étude qu'il a réalisé avec le Dr Pierre Desvaux pour son mémoire de sexologie. Des résultats qui risquent de faire couler beaucoup d'encre!
Qui sont ces femmes fontaines ? Ce sont des femmes qui émettent une grande quantité de liquide à l'approche ou au moment de l'orgasme. « Elles intriguent et fascinent depuis l'Antiquité, où l'on pensait que ce phénomène était lien avec la fertilité. Avec l'avènement du microscope, cette explication est mise à mal car l'émission s'est révélée n'être qu'un liquide clair, sans cellule. Restait la manifestation du plaisir… », explique Samuel Salama, gynécologue obstétricien et andrologue à Paris.
Seulement voilà, nous sommes au XVIIe siècle, une femme honnête a de nombreux enfants, mais pas d'orgasme : la femme fontaine devient une malade à traiter. Il faudra attendre le XXe siècle et les années soixante, avec l'invention de la pilule pour que le plaisir féminin revienne sur le devant de la scène. Les explications farfelues, elles, se poursuivent et l'origine de la source reste toujours imprécise. « Il existe très peu d'études sur le sujet et elles sont parfois contradictoires. Le terme éjaculation féminine a été utilisé pour parler des femmes fontaines, par analogie avec l'éjaculation masculine. Or, même s'il a été démontré que les femmes ont une prostate - ce sont les glandes de Skene - cette dernière pèse entre 2 et 5 grammes alors que chez l'homme, elle pèse environ 30 grammes. Impossible avec une taille aussi petite d'émettre jusqu'à 250 ml de liquide ! », précise le sexologue. Oui, mais alors, d'où vient la source ?
Une vérité qui dérange
Pour en avoir le cœur net, le docteur Salama a pratiqué une étude à la fois échographique et biochimique sur un petit groupe de femmes fontaines.« Dans un premier temps, je leur ai demandé d'aller faire pipi, j'ai prélevé un peu d'urine et j'ai fait une échographie pour vérifier que leur vessie était bien vide. Je leur ai demandé alors de se stimuler sexuellement, seule ou avec leur partenaire, et quand elles étaient très excitées après 25 à 60 minutes de stimulation, j'ai refait une échographie et constaté que leur vessie était à nouveau pleine. La troisième étape a consisté à recueillir et à analyser le fameux liquide fontaine émis. Une troisième échographie retrouvait une vessie vide… L'analyse du liquide a montré qu'il contenait de l'urée, de la créatinine et de l'acide urique, comme les urines… De plus, chez certaines femmes, nous avons détecté du PSA, spécifique de la prostate dans le liquide émis ! Il existe bien deux phénomènes différents : l'émission fontaine qui provient de la vessie, associée parfois mais pas toujours à une éjaculation qui provient de la prostate. »
Sans contestation possible, cet abondant liquide est bien de l'urine…
Ruisseaux ou geysers ?
La surprise ne s'arrête pas là : chez certaines femmes, le liquide s'écoule comme un petit ruisseau, tandis que chez les autres, il s'agit d'un véritable geyser ! En fait, il existe deux types de femmes fontaines. Explication du sexologue : « Prenons celles que j'appelle les dépendantes : elles émettent ce liquide uniquement par la stimulation directe de la paroi antérieure du vagin (point G ou complexe clitorido-urtro-prostato-vaginal). La stimulation de cette zone donne du plaisir à la femme qui accepte de se laisser aller. Si sa vessie est pleine, cette manipulation purement mécanique entraîne un écoulement de l'urine, par un effet collatéral en quelque sorte. »
Rien de tel dans le déclenchement des femmes fontaines autonomes : « Le phénomène est dans ce cas plus cérébral. Il est plus rare et peut survenir avec tout type de stimulation sexuelle. Dans le lobe frontal du cerveau, il existe une zone dédiée à la miction qui, nous le savons, dépend d'un apprentissage social : petit, on nous a tous appris qu'il ne fallait faire pipi que sur les toilettes ! Tout à côté se trouve la zone du contrôle social. Or, pour se laisser aller à l'orgasme, la femme doit désactiver cette zone et l'on pense que cette inhibition s'étend aussi à sa voisine, dédiée à la miction », poursuit le spécialiste.
Dans le premier cas, la femme fontaine est dépendante d'une certaine stimulation, dans le deuxième cas, les femmes fontaines le sont en toutes circonstances. Ce double profil explique qu'il est difficile de les comptabiliser : le sont-elles une seule fois dans leur vie, de temps en temps, à chaque relation ? En revanche, ce qui est incontestable, c'est qu'il n'existe aucune particularité anatomique à l'origine de ce phénomène ! D'autres travaux sont en cours…
Affaire à suivre !

Mister Bons Plans

QUI SUIS-JE ?

Passionné par les voyages, les nouvelles tendances et les bons plans, je souhaite partager avec vous mes découvertes, conseils.